Trois questions à …Mejdaline Mhiri

Pouvez-vous en quelques minutes me raconter votre parcours ?

La journaliste Sportive Mejdaline Mhiri

Agée de 28 ans, j’ai d’abord obtenu un BAC +4 Cinéma avant de réaliser que je n’étais peut être pas faite pour cette voie. Originaire d’Ivry sur Seine dans le 94 et complètement passionnée de Handball j’ai donc décidé de me lancer dans le journalisme. Je n’avais alors à ce moment la aucune idée de ce qu’était réellement le journalisme. J’ai d’abord commencé en écrivant pour un blog en ligne sur le handball, puis j’ai poursuivi en faisant des stages dans différents médias (Le Parisien, France TV). J’ai par la suite décroché un job dans le quotidien Sud-Ouest. J’étais à ce moment la une journaliste sans vraiment être reconnue. J’ai donc continué mes études pour obtenir un BAC+ 5 au CELSA. J’ai donc depuis l’année dernière une véritable carte de presse et je travaille depuis maintenant 2 ans dans le magazine trimestriel « Les Sportives ».

Pouvez-vous me décrire en quelques phrases le métier de journaliste sportive ?

Tout d’abord avant d’être journaliste sportive, je suis d’abord journaliste. On est constamment dans la recherche de l’information, on a un véritable esprit de synthèse. C’est un métier qui nous laisse très peu de répit puisqu’il demande beaucoup de disponibilité et notamment les week-ends. Il faut être capable de connaître à peu près tous les sports pour pouvoir couvrir toutes sortes d’évènements. Par exemple, avant je ne connaissais pas bien le Rugby, aujourd’hui je m’y intéresse de plus en plus. 

Journaliste sportif c’est avant tout le contact avec les gens. Il faut savoir mettre à l’aise les personnalités que l’on est susceptible d’interviewer tout en se renseignant auparavant sur eux, leur carrière et leur palmarès. Plus on sait ce que l’on vient chercher, plus l’interview se passera bien.

Quels rapports entretenez vous avec vos collègues hommes ? Avez vous déjà rencontré des problèmes par rapport au fait que vous soyez une femme ?

Heureusement, tout s’est toujours très bien passé pour moi. Je suis aussi ce que l’on pourrait qualifier de « grande gueule » et je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Mais je n’ai jamais été la cible de remarques sexistes ou autres. Au contraire, je dirais même que parfois le fait d’être une femme a des avantages, on nous remarque souvent plus que les autres. Après je suis pigiste, je travaille de chez moi ce qui fait que je n’ai pas tellement de rapports au quotidien avec mes collègues hommes mais encore une fois, tout s’est toujours très bien passé. Mais une fois encore si il y avait plus de femmes journalistes sportives, il y aurait moins de commentaires sexistes tout simplement. 

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